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Garde à vue : quels sont vos droits ?

Qu’est-ce que la garde à vue ?

La garde à vue est une mesure de contrainte par laquelle un officier de police judiciaire retient une personne soupçonnée d’avoir commis ou tenté de commettre une infraction. Elle est encadrée par les articles 62-2 et suivants du Code de procédure pénale. Sa durée initiale est de vingt-quatre heures, renouvelable une fois sur autorisation du procureur de la République, soit quarante-huit heures au total pour les infractions de droit commun.

Pour certaines infractions graves (criminalité organisée, terrorisme, trafic de stupéfiants), la garde à vue peut être prolongée jusqu’à quatre-vingt-seize heures, voire cent quarante-quatre heures en matière de terrorisme.

Les droits fondamentaux du gardé à vue

Dès le début de la garde à vue, vous devez être informé de vos droits. Ces droits doivent vous être notifiés immédiatement, dans une langue que vous comprenez. Toute notification tardive ou incomplète peut constituer une cause de nullité de la procédure.

Vos droits principaux sont : le droit de connaître la nature de l’infraction reprochée ; le droit de prévenir un proche ou votre employeur ; le droit d’être examiné par un médecin ; le droit au silence, c’est-à-dire de ne répondre à aucune question ; le droit à l’assistance d’un avocat dès le début de la mesure ; le droit d’être assisté d’un interprète si nécessaire.

Le rôle de l’avocat en garde à vue

L’avocat peut intervenir dès la première heure de garde à vue. Il s’entretient confidentiellement avec vous pendant trente minutes, assiste à vos auditions et confrontations, et peut poser des questions à l’issue de chaque audition. Il a également accès au procès-verbal de notification des droits, au certificat médical, et aux procès-verbaux d’audition.

La présence de l’avocat est un droit fondamental. Si vous n’avez pas d’avocat, vous pouvez demander qu’un avocat commis d’office soit désigné par le bâtonnier.

Le droit au silence : un droit essentiel

Vous avez le droit de ne répondre à aucune question posée par les enquêteurs. Ce droit est garanti par l’article 63-1 du Code de procédure pénale et par l’article 6 de la Convention européenne des droits de l’homme. Le silence ne peut pas être utilisé comme un aveu ni comme un élément à charge.

En pratique, l’exercice du droit au silence est souvent la décision la plus prudente, en particulier lorsque les éléments du dossier ne sont pas encore connus. Votre avocat pourra vous conseiller sur l’opportunité de répondre ou non aux questions.

Que se passe-t-il à l’issue de la garde à vue ?

Plusieurs issues sont possibles : la remise en liberté sans poursuite, le défèrement devant le procureur de la République (qui peut décider d’un rappel à la loi, d’une composition pénale, d’une comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité, d’une convocation devant le tribunal, ou d’une comparution immédiate), ou l’ouverture d’une information judiciaire avec mise en examen.

En cas de placement en détention provisoire, une demande de mise en liberté peut être déposée à tout moment.

Un avocat en garde à vue à Toulouse

À Toulouse, chaque minute compte en garde à vue. Faire intervenir votre avocat dès le début de la mesure permet de vérifier le respect de vos droits, de vous assister pendant les auditions et d’anticiper les suites de la procédure.

Le cabinet Atlantis Avocats, situé en plein centre de Toulouse (24-26 rue des Filatiers, 31000), intervient en urgence auprès des personnes placées en garde à vue à Toulouse et dans toute la région Occitanie. Maître Daniel Molina, avocat pénaliste, est joignable en dehors des heures de bureau au 06 08 21 47 46.

Pour aller plus loin

Consultez notre page Droit pénal et pénitentiaire pour découvrir l’ensemble de nos interventions en matière pénale. Vous ou un proche êtes en garde à vue ? Contactez-nous immédiatement.

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